mercredi 26 avril 2017

Ste-Lucie


Le 12 avril, nous avons fait une belle navigation la voile de Marie-Galante à Portsmouth, une belle navigation où les vents ont « adonnés » c’est-à-dire qu’ils nous auront permis d’atteindre Portsmouth sur un seul bord, en dépit du fait que nous n’étions vraiment pas partis pour rallier Portsmouth ! Yolène, bénéficiant de son statut de « capitaine de dinghy » est allée au marché pour des légumes et du poisson pour vendredi Saint. Oui, pour les légumes mais non, pour le poisson, dommage. Souper, dodo, mauvaise nuit : le mouillage est rouleur cette nuit et il y a un party reggae jusqu’à 5 AM et nous sommes super bien placé pour l’entendre .
Nous levons l’ancre le lendemain, pour St-Pierre, en Martinique. Nous faisons cette route la moitié à voile et la moitié au moteur. Nous devons jeter l’ancre avant qu’il ne fasse nuit noire à St-Pierre, ce n’est pas un ancrage facile… Nous y arrivons tout juste et constatons que nous sommes à côté de Taima un bateau canadien vu à maintes reprises dans les Caraïbes… Souper relaxe et « comfort food » puis dodo, on est très fatigué…

Le Mont Pelée...

Encore le Mont Pelée...

et encore le Mont Pelée...


Le lendemain, vendredi Saint, réveil au son des chants d’église, vers 6 AM. Très religieux ici ! Nous faisons quelques petits travaux (comme toujours après de longues navigations) et nous filons à terre pour les formalités douanières au resto l’Alsace à Key. On rencontre l’équipage de Taima, que nous invitons pour l’apéro. Nous nous dédouanons et nous lunchons au resto. Vers 16h, Jorge et Marianna, de Taima, arrive à bord et nous avons un apéro très cool avec eux !

Samedi Saint, départ de St-Pierre à 8h30 en direction de Grande Anse d’Arlet pour y faire dodo. Navigation variable, peu de vent, puis bon vent puis plus rien… Ancrage facile et bonne nuit de sommeil après un souper au Fajitas (ça faisait au moins 9 mois que nous n’en avions pas mangé) !

En ce dimanche de Pâques, nous avons droit à des crêpes pour déjeuner ! Nous avons du sirop d’érable à bord et de la compote de pomme : un festin ! À 10h, nous quittons Grande Anse d’Arlet en direction de Ste-Anne, décidément nous faisons dans le religieux ces temps-ci ! Navigation 100% à voile au près avec un courant qui nous empêche de faire de bord à 90 degrés, ce qui rallonge la navigation tant que nous serons aux prises avec ce courant, mais bon, il y a pire, nous roulons bien tout de même. Après 5 bords nous arrivons à St-Anne vers 14h30. L’ancrage est un peu difficile (nous avons très hâte de pouvoir acheter une bonne ancre à Ste-Lucie), mais au bout de trente minutes ça y est nous sommes ok. Nous sommes entourés de bateaux canadiens (!?). Le soir, au souper, nous faisons des plans pour la suite des choses. Nous irons faire la randonnée de l’Anse Caritan jusqu’à la Pointe de Salines, paraît que c’est très beau. Nous allons faire dodo là-dessus. 

Au réveil, tôt, nous déjeunons et nous nous préparons. Arrivée au quai vers 8h30, nous entamons la randonnée vers 8h45. Le sentier est bien balisé, large et ombragé. C’est bien. Nous traversons toutefois des sections où les locaux ont planté leur tente le long du sentier du côté plage et nous nous frayons un chemin au travers de leur tente, génératrice et autre table… Ce que nous découvrons sont néanmoins de fort jolies plages. Nous aurons mis quatre heures pour l’aller-retour y inclus le lunch et deux mini baignades.

Anse Caritan

 

Plage, au loin, où nous avons dinés

Plage des Salines

En après-midi, nous sommes relaxes et nous allons nous ancrer dans le Marin, derrière le Club Med, nous avions aimé notre séjour là à la fin février. Il a plu toute la nuit, et encore jusqu’au matin. Notre annexe était sur l’eau et Jean l’a vidée : résultats des courses, 8 chaudières d’eau soit entre 60 et 80 litres d’eau. Nous profitons de cette eau récupérée pour dessaler et laver des bouts du bateau qui ont été « épargnés » par la pluie. Milieu de l’avant-midi, nous filons au Marin pour faire du lavage, du séchage et un peu d’internet. Nous retournons au bateau avant le lunch et repartons en PM pour y faire une épicerie et autres petites courses. Nous allons à un détaillant d’articles de pêche pour acheter un leurre le plus possible identique à celui utilisé par nos amis de Island lors de leur dernière pêche : 2 belles grosses dorades (mahi-mahi). Dès notre retour sur Caffè Latte, une averse se déclenche et nous sommes contraints de rentrer nos vêtements au séchage à l’intérieur . Notre plan de match est de quitter demain matin tôt pour Ste-Lucie, nous avons hâte de découvrir cette île…

L'annexe est plein d'eau...


Depuis 4 AM, il pleut non-stop et assez intensément et nous pensons que ça va durer ainsi un bon bout de temps…vers midi, il y a une petite accalmie mais ça repart de plus belle en après-midi et ça se poursuit en soirée. Pour ces situations, nous avons des « fenêtres » que nous installons sur les côtés du cockpit et qui nous permettent de continuer à être à l’extérieur et au sec par temps pluvieux, c’est quand même cool !

Jeudi, le 20 avril, la pluie a cessée, il fait même un beau soleil et nous levons l’ancre vers 8h15, au portant (donc, poussé par le vent) pleine voilure en direction de Ste-Lucie. Le vent est parfait, une vingtaine de nœuds, mais les vagues par le travers nous obligent à faire preuve de concentration lorsque nous barrons, à tour de rôle le bateau. Nous arrivons à midi, après une navigation de 25 MM, une moyenne d’un peu plus de 6 Nœuds, ce qui est bien. Nous lunchons rapidement et Jean va faire le dédouanement. À Ste-Lucie, les formalités douanières et l’immigration se font à la main, en triplicata, en utilisant du bon vieux « papier carbone » …back to the future ! Détail et curiosité : le maître de port est absent au moment où Jean est présent, et, puisqu’il est le seul autorisé à percevoir les frais de dédouanement et d’immigration, Jean se fait dire que le maître de port va possiblement se rendre sur le bateau pour recevoir son dû…ah oui, vraiment ? Eh ben, nous sommes restés 4 jours consécutifs et il ne s’est pas présenté…

Retour au bateau et départ cette fois avec Yolène pour acheter entre autres une ancre (yessss!!) et autres petits bidules pour le bateau et en profiter pour faire un peu d’internet.

Nous trouvons l’ancre, une Mantus de 45 livres (20kg) et aussi un petit ventilateur que nous installerons dans la chambre d’amis : l’été est à nos portes et il fera chaud, ce sera utile pour Gérard et Julie qui arriveront vendredi. Dès le retour sur Caffè Latte, Jean assemble l’ancre : c’est toute une pioche (pas Jean, l’ancre 😉). Demain matin nous ferons le changement de l’ancre. Durant un souper qui se voulait paisible, notre tranquillité fut perturbée par de la musique d’un bar situé à Gros Îlet et qui nous a « accompagnée » jusqu’à une heure du matin .

Après le déjeuner, nous procédons au changement de l’ancre et en profitons pour nous réancrer le plus loin possible de ce foutu bar (on exagère un peu, parfois ça peut être sympa cette musique mais très rarement après 11PM). Nous nous réancrons, donc, totalement focussé sur le comportement de l’ancre et sur le déroulement de la manœuvre d’ancrage. Succès ! Du premier coup, on a réussi ! Nous réalisons que nous sommes ancrer derrière Sweet Madame Blue. Un peu plus tard, le capitaine nous reconnait et vient nous voir. On jase ancre. Il décrit assez bien le problème de notre ancre antérieure : c’est une ancre qui « flotte ». En effet, cette ancre, une Fortress, a une réputation fort enviable, elle accroche très bien sur les fonds sableux mais son problème est qu’elle est très légère (elle est en alu) et qu’elle a une bonne surface. Quand nous la « lançons » à l’eau, elle plane jusqu’au fond et se positionne rarement à plat, d’où frustration et de nombreux essais avant d’être satisfait de notre ancrage. Tout le contraire avec la Mantus, elle est lourde, elle a elle aussi une excellente réputation pour s’accrocher sur le sable avec ou sans algues et est conçue pour se retourner en bonne position et se réaccrocher en cas de changement de direction des vents. Bref, nous sommes heureux de notre choix. Nous partons explorer les abords de la Marina situé dans un lagon à proximité. Nous achetons une langouste qui nous sera livrée à 17h. Bon souper à bord. Bon dodo, tranquille cette fois.

Toute une pioche!!!

Vendeur de fruits et légumes qui se promène constamment dans Rodney Bay...
un amoureux du Canada!!!


Samedi matin, enfin le week-end 😉, nous allons au marché, à la quincaillerie et retournons les documents signés pour nos impôts 2016 : bonne chose de faite ! En après-midi, Jean décide de regarder de plus près à un problème d’entrée d’air dans le moteur diésel. Changement de filtre primaire et remontage soigné : ça semble ok.

Nous avons droit à une inspection de sécurité du bateau par la police de Ste-Lucie, inspection que nous passons haut la main. En soirée, nous allons à terre pour un souper sushis : ça fait environ 10 mois que nous n’avons pas mangé de sushi ! Nous nous attablons au resto et nous constatons que c’est cher, très cher même. Donc, on regarde de plus près, on fait des choix, disons éclairé, troquons le vin blanc pour le saké. Les sushis sont corrects mais sans plus : c’était quand même cool de renouer !

Dimanche, tout tourne au ralenti, excellente opportunité d’aller faire une randonnée au Fort Rodney. Une belle excursion en dinghy pour l’accès au Parc National. Franchement, une belle surprise et des points de vue intéressants. En après-midi, nous discutons de ce que nous allons faire apnée ou carénage du bateau. Nous sommes sages et le bateau a besoin de nous : carénage se sera… Pour nous récompenser de nos efforts, nous irons nous chercher des pizzas à terre. Cette fois nous ne serons pas déçu : les pizzas sont absolument délicieuses, wow !

A gauche, le Fort Rodney et à droite, le Parc national

Fort Rodney, au loin

Vue de la baie, du Fort

Arrivée au Fort


Vue du Fort du Parc national

Sandals de Ste-Lucie, à proximité du Fort

Le lendemain, lundi, nous levons l’ancre à destination des pitons et de la soufrière (c’est le nom de plusieurs volcans dans les Antilles). Superbe navigation au portant, nous faisons parfois 9 noeuds et régulièrement 8 nœuds ou plus. Puis soudain, en arrivant près des Pitons (aucun lien de parenté avec Claude Ruel aka Piton), panne de vent. Nous démarrons le moteur et ce dernier nous donne de la misère : baisse de régime, arrrrgh ! Nous nous faisons solliciter pour qu’on nous tende la balle de mouillage (ce qu’on peut faire tout seul…), nous jouons le jeu et nous payons le jeune homme selon le taux prescrit dans notre guide de croisière et le monsieur en veut le double… de plus cet endroit est rouleur et plein de bateaux moteur passent près de nous : c’est agaçant. Nous lunchons et nous décidons de retourner à Rodney Bay pour faire réparer le moteur. Navigation au retour superbe, c’est génial ! Nous jetons l’ancre à 17 hres et avons une souper léger à bord.

Les Pitons

Le coucher de soleil d'où on a aussi vu le rayon vert

Mardi, Jean téléphone à l’atelier de réparation de moteur diésel, le proprio n’est pas là, nous laissons un message de nous rappeler. Nous profitons de cet avant-midi pour rejouer un peu avec le moteur, le saigner pour la nième fois, changer le filtre secondaire, resserrer les collets des tuyaux en périphérie, bref d’autre tentative pour régler le problème, rien n’y fit. Jean recontacte l’atelier, ils peuvent s’occuper du bateau à condition qu’il soit à quai dans la Marina. Nous réservons une place à la Marina pour le lendemain à 8hres. Souper à bord puis dessert sur Taima : c’est l’anniversaire de Marianna.

Comme prévu, ce matin, nous avons le technicien pour notre problème de moteur…  en moins d’une heure, il règle notre problème, yesssssssssss!!! En fait, le problème fut en partie causé par Jean, qui voulant empêcher l’intrusion d’air dans la canalisation de diésel a trop serré les collets qui ont causé une restriction au passage du fuel, créant des baisses de régime moteur (manque de diésel) et des intrusions d’air additionnelles (causée par une pression négative du circuit d’alimentation en diésel). Morale de l’histoire, Jean doit s’en tenir à saigner la canalisation de diésel et ne pas toucher aux collets de la canalisation.
Nous sommes donc prêt à quitter Ste-Lucie en direction de St-Vincent pour y accueillir Gérald et Julie qui arriveront à bord vendredi.

mercredi 12 avril 2017

La Guadeloupe, la suite


Mardi passé, nous avons navigué sous voiles jusqu’aux Saintes où nous prenons une balle de mouillage dans la baie du Pain de Sucre. C’est un mouillage très paisible. Nous aimons. Nous avions prévu y rester une nuit mais nous nous ravisons et profiterons de ce lieu une nuit de plus. Nous en profitons pour caréner (gratter le dessous du voiler), laver le bateau et autres travaux. Le lendemain, nous larguons les amarres tôt en direction de Pointe à Pitre, pour constater que les vents ne sont pas favorables pour cette destination, nous décidons d’escamoter cette destination pour aller directement à Marie-Galante à Grand Bourg mais les vents changent de 90 degrés et nous optons pour la baie St-Louis.

Dans la baie des Bourg, aux Saintes

Plage dans la baie de St-Louis, Marie-Galante

Baie de St-Louis, Marie-Galante


Nous reconnaissons un bateau dans la baie : nos amis de Ambition, Merrill et Maryse, Yééé ! Curieux tout de même, nous avions prévu une navigation totalement différente, et au hasard des vents, nous retrouvons nos amis à l’endroit où nous routes se séparerons du moins jusqu’à l’hiver prochain (M&M passerons l’été au Québec). Nous souperons sur Caffè Latte avec eux, au menu, Champagne, Mahi-Mahi et quelques bouteilles de vins ! Superbe soirée de retrouvaille. Le lendemain, nous quittons le bateau vers 14h avec nos vélos pour aller à la douane pour prolonger notre séjour en Guadeloupe jusqu’au mercredi, 12 avril. Les routes ici sont sécuritaires, c’est relativement plat : nous sommes heureux de renouer avec nos vélos. Nous devons tout de même être prudents : « Prudence : risque de traversée de tortue marine » indique la pancarte…ce que nous voyons sur la route se sont plutôt des crabes de terre bien aplatis par les roues des autos !

Jean réparant une petite crevaison...



Le soir, nous allons souper avec Maryse et Merrill à l’Eden Voile, sympa resto à deux cents mètres de notre mouillage. Nous sommes les seuls clients. Nous mangeons des langoustes brésiliennes (sans string, comme le précise Jaqueline, la proprio 😉), elles sont plus petites mais plus savoureuses que les langoustes royales.


Une fricassée de langoustines

Miam...


Nous faisons nos adieux à Ambition. Samedi matin, nous voulons aller au marché public mais nous arrivons vers 10h30 et il n’y a plus grand-chose, tant pis. Nous repartons du bateau en après-midi, en direction du sentier (randonnée balisée) du Vieux Fort. Ce n’est pas simple à trouver mais nous y découvrons de magnifiques plages : Plages de Moustique et du Vieux Fort et les Anses de Mays et de Canot.





Deux heures de marche tantôt sur une piste balisée en forêt et tantôt de long de la route. C’est tout de même très chouette ! Baignade au retour et souper relaxe à bord : nous vivons la belle vie !

Dimanche, la nuit a été pluvieuse et la matinée aussi, qu’à cela ne tienne nous nous occupons. Nous avions prévu, autour d’un rhum planteur, hier après-midi, d’aller explorer en vélo une autre section de l’île de Marie-Galante (du nom d’un des bateaux de Christophe Colomb, île découverte le 3 novembre 1493) soit le nord et est de l’île. Vers 10h30, nous quittons le bateau en dinghy. Nous partons à vélo en direction de Gueule Grand Gouffre, un trou provoqué par la mer d’une hauteur de 50m, un genre de rocher Percé de la Guadeloupe !


La route est belle à vélo, c’est cool de pouvoir se déplacer aussi rapidement. Nous arrivons à destination et nous ne sommes pas déçu.

Gueule Grand Gouffre

Les falaises, c'est à couper le souffle...



Nous poursuivons notre chemin vers Caye Platte où nous prévoyons luncher. Ça aussi c’est spectaculaire. Il y a une presqu’île qui s’est créée par la mer.




Nous mangeons rapidement car au loin des nuages menaçants se profilent. Nous allons pour sûr nous faire mouiller. Nous décidons de rebrousser chemin. Nous avons le vent en poupe, et nous filons très rapidement, malgré tout, à environ un km du resto L’Eden Voile, nous nous faisons trempé solidement. Nous prenons une bière au resto pour laisser passer la pluie et constater « de visu » que le bateau est ok. Nous reprenons notre route et relaxons sur le bateau en après-midi. Life is good !

Lundi, nous avons un projet ambitieux : faire une cinquantaine de km sur l’île à vélo. Nous quittons le bateau vers 9h30, et nous traversons l’île d’ouest en est pour aller à la rhumerie Bellevue. C’est la plus ancienne des rhumeries, ses origines remontent au 18ième siècle. Et nous, eh bien, on remonte puis on remonte et on remonte toujours des côtes pour progresser vers la rhumerie. Vers la fin ça se calme un peu. Nous faisons une auto visite des lieux. Nous décidons d’acheter un « cubi » de 3 litres de rhum à 59 degrés, il est parfumé à souhait.



Nous partons à destination de Capesterre, et là nous redescendons joliment ce que nous avons monté au départ. Notre traversons un bout de « rain forest », rebaptisé « freine forest » à cause de Yolène qui a les deux mains sur les freins pour réduire sa vitesse. Nous trouvons un petit resto charmant avec WiFi.

À notre arrivée à Capesterre...

Resto...

Après le repas nous filons vers St-Louis, cette fois en longeant la côte et justement, se faisant nous sommes épargnés des dénivelés. Cool ! Nous arrivons à St-Louis vers 15h30, fatigués mais heureux d’avoir sillonné l’île pour en apprécier la beauté.

Plage au sud de l'île

Même le créole s'anglicise!

Souper relaxe à bord et dodo à bonne heure.

Tataki de bœuf... miam!

Mardi, dernier jour à Marie-Galante, nous voulons aller à l’épicerie pour renflouer le garde-manger. Nous allons au U Express, et trouvons pas mal tout ce que nous voulons. Il y a beaucoup de monde aux caisses, Pâques est à nos portes et les insulaires se stockent en prévision de cette fête. Nous retournons au bateau sous la pluie, un peu. Ce midi, nous avons prévu retourner à Eden Voile pour voir une dernière fois Jaqueline, la proprio, et surtout goûter à sa superbe cuisine. Yolène reprendra les langoustes et Jean le colombo de cabri (plat mijoté d’agneau au curi, curcuma, ail). Nous ne sommes pas déçus. Après le repas saluons une dernière fois Jacqueline et lui promettons de revenir l’an prochain.





Ce matin, nous sommes partis pour Portsmouth, Dominique. Demain, ce sera St-Pierre, Martinique. Deux arrêts dodo avec comme but de rejoindre Le Marin et surtout Ste-Anne pour un peu d’exploration quelques jours avant de faire route pour St-Lucie.

À bientôt !

samedi 8 avril 2017

La Guadeloupe


Nous quittons la Dominique le 25 mars après un superbe séjour! Nous ne manquons pas la chance d’aller au marché public du samedi matin, toujours aussi animé et sympathique. Nous revenons à bord et installons le Watt&Sea : les derniers jours ont été plutôt nuageux, les batteries ont besoin d’aide supplémentaire ! À 9h30, c’est le départ, nous sommes salués par Alexis. Nous filons sous pleine voilure d’abord au travers puis au grand largue, c’est le bonheur à la voile. Nous prenons une balle de mouillage aux Saintes à 13h00, après 22 MM de navigation.
Carte de la Guadeloupe pour mieux vous situer

Nous voyons que Jayana (Sylvain, Sounda et les garçons) sont à une balle de mouillage. Sylvain nous accueille à notre balle de mouillage car elles sont un peu difficiles à prendre. Nous allons nous dédouaner et nous en profitons pour y laisser notre lavage : tout devrait être prêt pour 19h. Nous y retournons en fin de journée et effectivement tout est prêt ! Ah les joies de la vie moderne : lavage et séchage automatique… Petit souper tranquille et dodo dans un lit propre : wow !

Le lendemain, dimanche, nous avons la visite de Sylvain qui nous informe qu’ils se prépare à quitter leur balle de mouillage. Nous nous déplacerons car ce sera moins rouleur plus près de la rive. Nous saluons Jayana et leur souhaitons bons vents, ils poursuivront jusqu’à Pigeon Island puis jusqu’à Deshaies, où nous nous donnons rendez-vous. Nous allons à terre, en dinghy, et nous nous dirigeons vers le Fort Napoléon. Nous avons droit à une visite guidée fort intéressante avec une guide locale. Nous retournons au bateau pour le lunch. En après-midi, nous décidons d’aller au Pain de Sucre, en annexe, pour y faire de l’apnée. La baie est magnifique mais la qualité de l’apnée est bof…Nous retournons au bateau pour un apéro de rhum planteur : cool ! Fin de journée relaxe à bord.

Vue de la baie du Fort Napoléon - Caffè Latte est le bateau, en bas à droite

Au centre, le Pain de sucre

Un arbre de cactus

Fort Napoléon


La maison du médecin... 

Le Chameau vu du Port Napoléon...


Le matin, nous nous préparons et nous allons faire une randonnée au Chameau. Il s’agit du point culminant des Saintes. La montée se fait à un bon rythme et c’est cardio, ça décrasse…malheureusement, le fort, tout en haut, ne permet pas que nous accédions à ce dernier pour avoir le meilleur point de vue des Saintes, mais, tout de même, nous avons une superbe vue de l’archipel des Saintes. Aujourd’hui il fait beau, il fait chaud et on relaxe sur le bateau et nous nous baignons souvent : life is good !!!

Route nous menant au sommet

Ilet Cabrit

Fort Napoléon vu du Chameau et la Baie du Bourg 

Maison coquette sur le trajet


En soirée nous allons au resto La Fringale : Jean a une entrée de tartare de thazard (wahoo) à la sauce citronnée qui est incroyable, Yo a une entrée d’accra de morue et tous les deux nous avons du thon « aller-retour » (cuisson bleue) comme plat principal accompagné de légumes locaux. Délicieux et le service est impeccable. À refaire.

Au réveil, nous déjeunons rapidement et levons les voiles pour Pigeon Island. Le vent varie en direction et en intensité, ce n’est pas super agréable, nous prendrions plus de vent…Arrivé à la hauteur de Pigeon Island, vers 13h30, le vent est d’ouest et faible, mauvaise nuit en perspective… Nous décidons de poursuivre, à moteur, jusqu’à Deshaies. Nous arrivons à 16h mais l’ancrage se révèle laborieux. Nous jetons l’ancre par quatre fois avant que cela ne fonctionne. Jean plonge par acquis de conscience pour vérifier le positionnement de l’ancre : « ah ben bâtard ! Y a une grosse tortue marine qui a relevé l’ancre juste dans ma face ! » C’est un signe, on change d’endroit pour s’ancrer et à ce nouvel endroit on réussit du premier coup, Jean vérifie à nouveau l’ancre (marin mal ancré craint les fonds sablonneux…) et cette fois c’est bon. Apéro bien mérité, souper, dodo.

Nous nous levons bien reposé après une bonne nuit de sommeil, après le déjeuner nous saluons Jayana en dinghy et nous filons faire un hike le long de la rivière à Deshaies. Malheureusement, le sentier est très mal balisé et nous abandonnons après deux tentatives. Nous faisons une mini épicerie au Spar, remplissons le bidon d’essence du dinghy et achetons des baguettes. Le soir, nous faisons un souper apéro sur Jayana : belles discussions, belle rencontre, nous nous éternisons un peu…

Le lendemain, jeudi le 30 mars, on fait une sortie en apnée, on traverse la baie au complet et on explore le rivage : 1h15 de nage, c’est cool ! En après-midi, nous allons à pied au Jardin botanique de Deshaies, c’est une marche d’environ 30 minutes en montant et ça vaut le coût. C’est très bien organisé et c’est très joli : on adore ! Retour au bateau, apéro (of course !). Après le souper nous écoutons le film Les Intouchables : merci Island !

Le perroquet, à l'acceuil


Balasier des Caraibes




Et oui, il y a aussi des Poinsettis...




Le flamand rose (ou plutôt gris) fait son yoga!



Pince de homard





Vendredi, 31 mars, il y a 1 an que Yolène est retraitée : time flies (le temps mouches). Nous quittons le mouillage à 9h00, en direction de Pigeon Island, au moteur, il n’y a pas de vent. Nous jetons l’ancre vers 11h15. Après un lunch rapide nous faisons une sortie d’apnée dans le Parc Cousteau. Comme lors de notre dernière visite ici nous sommes soufflés : c’est le meilleur endroit pour l’apnée, tonnes de poissons et des gros, flore marine incroyable et une eau totalement limpide et d’un bleu profond. Nous retournons au bateau encore sous le charme. Nous repartons pour une seconde plongée près du bateau où, nous a-t-on dit, il y a beaucoup de tortues marines. En effet, nous en observons pas moins de 7, certaines de très forte taille : quelle grasse, pardon, quelle grâce elles semble voler sous l’eau… Nous retournons au bateau, c’est rouleur, heureusement tout rentre dans l’ordre dans l’heure qui suit et pour la nuit : ouf !



Le lendemain matin, Yolène, en pleurs, annonce à Jean qu’elle est enceinte…ça fait deux mois pile qu’elle n’est pas menstruée et elle sent que son ventre se gonfle. Jean ne peut retenir ses larmes et la sert dans ses bras. Jean lui dit tendrement : « c’est pas grave, ma chérie, y a-t-il quelque chose que tu voudrais que je fasse pour toi? » Yolène de répondre : « oh oui, je prendrais bien un bon morceau de saumon fumé… » POISSON D’AVRIL !!! Hihihi !

En fait, le lendemain, nous quittons pour Rivière Sens qui est un excellent endroit pour continuer à explorer la Guadeloupe. Nous naviguons à moteur et nous prenons une balle de mouillage après avoir sans succès tenté de rejoindre la marina par téléphone et par VHF. Nous constatons que c’est un peu rouleur, décidément, mais bon nous ferons avec. Nous prenons le dinghy pour aller à terre, nous apercevons Rodignard et Prana au quai, nous échangeons avec eux. Nous faisons une petite visite de reconnaissance. Nous retournons diner au bateau. Jean contacte un locateur de voiture et nous avons rendez-vous à 14h pour remplir le contrat de location. Citroën C3 à 40 Euros par jour, non ce n’est pas cher ! Mini épicerie à un marchand de fruits et légumes top niveau, puis retour au bateau pour planifier les deux prochaines journées de façon à profiter au maximum de la voiture pour visiter l’île. Nous apéritivons, soupons et faisons un beau dodo !

Dimanche matin, à 8h30, nous sommes dans la voiture prêt à explorer Basse Terre ! Premier arrêt Le Musée du Café : un must pour Caffè Latte ! Nous achetons du café local : Café Chaulet. Nous longeons la côte ouest jusqu’à ce que nous croisions la Route de la traversée située en pleine forêt tropicale (rain forest) dans le parc national de la Guadeloupe. Superbe! C’est un peu montagneux et la Citroën a une motorisation disons, limite. Nous arrêtons à Morne à Louis pour une vue splendide de Pigeon Island. Ensuite, nous atteignons la Cascade des Écrevisses où par hasard il y un « shooting » au pied des chutes. Jolies les Guadeloupéennes…











Nous nous installons pour le lunch, mangeons, puis allons un peu plus haut que les chutes pour y découvrir une piscine naturelle. Petite baignade sympa, eau rafraichissante. Nous regagnons la voiture en direction du côté est de Basse Terre à la recherche d’une rhumerie, que nous croisons sans la voir. Nous rebroussons chemin et nous la voyons : malheureusement c’est fermé, nous sommes dimanche… Nous apercevons des indications pour la 3ième Chute du Carbet et nous décidons d’y aller, sans trop savoir à quoi s’attendre. Nous v’la tu pas en gougounes (tongs) partis pour une randonnée de 2hres, dans la forêt et dans la boue…La chute ne fait que 20 mètres mais la piscine à la base est géniale. Nous nous baignons et c’est cool !
Le sentier semble facile...


Ça se corse....


 

De retour à la voiture, direction 3-Rivières pour voir la ville, rien de vraiment intéressant. Nous poursuivons notre route en direction du bateau et nous croisons par hasard un bain public chaud où, en ce beau dimanche après-midi, les locaux se sont donnés rendez-vous. Rien à faire, il y a trop de monde, on rente au bateau. Nous sommes heureux de notre journée de découvertes. Souper relaxe à bord, les restos sont fermés, aujourd’hui.

Le lendemain dès 8hres, nous sommes en direction de La Soufrière dont le sommet culmine à 1467 m en faisant le plus haut sommet des petites Antilles. La pauvre petite Citroën (c’est comme s’il y avait un ë de trop dans son nom 😉) peine à gravir la route nous amenant au départ de la randonnée. C’est une des randonnées les mieux entretenues et des mieux balisées que nous ayons vu à date et nous passons au travers de la « rain forest » où les épiphytes (plantes prenant appuis sur des plantes ou arbres mais qui ne sont pas parasitaires) sont légions, c’est très beau à voir. Il y a aussi beaucoup de spécimens de fougères arbres immenses qui font très préhistorique. C’est magnifique. Au bout de 1h45, nous arrivons au sommet, après avoir doublé une bonne quantité de groupes sur notre chemin. Le sommet est dans les nuages, le cratère est invisible, puis rapidement, comme par magie, les nuages se dissipent nous permettant ainsi de contempler le spectacle : il y a des émanations d’H2S et tout autour est désertique. Nous redescendrons par une autre voie, cela nous permettra de faire le tour complet de la montagne. Magnifique randonnée. Nous regagnons la voiture pour nous diriger vers une aire de pique-nique que nous avion repéré en faisant route vers La Soufrière. Superbe endroit pour luncher, un petit oiseau nous a adopté : son jeu est clair, il veut des miettes de pain…

Premier segment de la piste

La Soufrière à 1467 mètres

Autre segment de la piste

Éboulement Faujas

Un refuge...

Le sommet est atteint mais la visibilité est nulle...

... et ça se dégage quelques secondes plus tard

Le volcan actif

Petite feuille, vous-dites!!!!


Après le lunch, nous repartons en direction, cette fois, des Chutes du Carbet 1 et 2. Nous arrivons à 13h15 et le temps estimé de la randonnée est de 3h30. Ces chutes sont spectaculaires elles font toutes les deux plus de 350 pieds ! Nous partons et assez rapidement nous arrivons à la chute no 2. Nous ne pouvons pas nous y baigner ni même trop nous en approcher car depuis novembre 2004, en raison d’un éboulement, l’accès y est interdit. Pas grave juste la voir de loin nous comble. Rapidement, on met le cap sur la chute no 1, c’est encore une fois un sentier bien entretenu et balisé mais clairement plus accidenté et boueux (la « rain forest » reprend ses droits) que la Soufrière de ce matin. Nous croisons des gens qui reviennent de la chute et qui nous disent que ça vaut vraiment l’effort. Nous continuons et nous arrivons finalement à la base de la chute no 1 : wow, impressionnant. Le débit n’est pas très fort, probablement en raison de l’absence de pluie, du moins hors de la forêt tropicale, depuis près d’une semaine maintenant. L’eau y est chargée en oxyde de fer et les dépôts sur les roches se font entrainés par l’eau ce qui se traduit par une piscine où l’eau est turbide…mais rafraîchissante. Ça fait du bien, après deux randonnées coup sur coup ça ragaillardi son homme et sa femme ! Nous reprenons le chemin du retour et nous arrivons à la voiture à 16h15, nous avons mis 3 heures incluant la baignade. Nous sommes heureux et un peu fatigués. Nous décidons quand même d’aller faire des courses au Super U. Nous revenons au bateau, prenons une douche pour aller au resto et nous nous ravisons : nous sommes brûlé et nous mangeons léger au bateau. Dodo. Une superbe journée, yééé !

2e et 1ere chutes

La 1ere chute


Endroit où l'on s'est baigné


Mardi matin, après avoir remis la voiture, nous quittons pour les Saintes puis pour Marie-Galante, d’où vous proviendra notre prochain « post ».

A plus tard!